Dernière mise à jour : 15 mai 2026

Mur extérieur des ruines médiévales du château de Cēsis, briques rouges dans la lumière d'automne, Lettonie
Le château de Cēsis en fin d'après-midi d'octobre — la journée pour laquelle tu es venu, trois heures et une lanterne-bougie de celle-ci.

C'est la journée à Cēsis que je t'enverrais faire si tu ne peux pas avoir de guide. Train direct depuis Riga, quatre euros l'aller, deux heures l'aller sur une ligne lente de vallée qui justifie le trajet à elle seule. La Vieille Ville est assez petite pour se parcourir en une matinée, et assez dense pour la remplir. Le château mérite trois heures et une lanterne-bougie. Le déjeuner est un buffet letton sur la Raunas iela. Le café, s'il te reste un peu d'après-midi, se prend à une table tranquille devant le Bekko ou, si tu as commencé tôt, au Melnais gulbis, le café-seulement en face de l'église. Tu seras de retour à Riga vers vingt heures trente, du pain de seigle dans le sac et les clés du veilleur à la lanterne encore à moitié dans la tête.

Ce qui suit, c'est l'heure-par-heure que j'écrirais à une amie la veille au soir. Dix-sept arrêts. Deux options de café. Une réponse honnête sur le moment où la journée guidée à 94 € a plus de sens que deux billets de train et une matinée tranquille.

Mode d'emploi

Lis l'itinéraire dans l'ordre, puis laisse de côté les morceaux qui ne collent pas à ton endurance. Le bloc que je ne sauterais jamais, c'est la marche à la lanterne-bougie dans le château médiéval — le coup de barre après le château est réel, et c'est pour ça que le déjeuner tombe ici à seize heures, pas à midi. Si tu veux la version approfondie de chacun des arrêts, regarde notre liste des dix choses à faire à Cēsis. Ce billet, c'est la promenade chronométrée qui les enfile. La version demi-journée est tout en bas.

Trajet : ~2 heures par sens en train direct · Coût : 4 € l'aller simple, environ 65 € par personne pour la journée · Sites : 17 arrêts sur ~10 heures de porte à porte · Marche : 4–6 km sur pavés · Meilleure saison : avril–octobre pour les sentiers, toute l'année pour le château

Si tu préfères que quelqu'un d'autre conduise, raconte la politique médiévale, gère les horaires et ajoute Sigulda dans la même journée, notre excursion Sigulda, Cēsis & la vallée de la Gauja est la version qui intègre tout cela. 94 € par adulte, toute l'année, petit groupe jusqu'à six personnes, prise en charge à ton hôtel à Riga.

Deux façons de faire cette journée

En train (ce billet). La version pas chère, lente, en autonomie. Deux trains, deux marches, trois heures de château, déjeuner tardif. Coût total par personne : entre 60 et 70 € selon où tu manges. Temps total : ~10 heures de porte à porte. Conviendra aux voyageurs qui aiment leur propre rythme et que ça n'ennuie pas de rater la couche linguistique du musée du Nouveau Château.

En guidé. Notre excursion Sigulda, Cēsis & la vallée de la Gauja est la version qui ajoute le château de Turaida, le téléphérique de Sigulda de l'époque soviétique, et la politique médiévale de qui s'est battu contre qui dans cette vallée entre le XIIIᵉ siècle et 1991. 94 € par adulte, petit groupe jusqu'à six. La différence majeure : la couche linguistique. La signalétique du musée du Nouveau Château est très majoritairement en letton ; le contexte hanséatique de Cēsis comme escale d'une route commerciale médiévale, c'est typiquement le genre de détail qu'une guide remplit pendant le trajet aller.

Avant de partir

Ne réserve rien à l'avance pour le train. Achète le billet au guichet de Rīga Centrālā stacija le jour même ou utilise l'appli Vivi (l'opérateur s'appelle désormais Vivi — l'ancienne marque Pasažieru vilciens est encore affichée sur le quai). Le train pour Cēsis est sur la ligne Rīga–Valka, et elle n'est pas pleine en été. 4 € par personne l'aller, autant le retour.

Prends des couches. Les salles intérieures du château sont gardées sombres et fraîches toute l'année — la marche à la lanterne, c'est toute l'expérience intérieure, et la pierre garde son hiver même en juillet. Une veste légère à l'intérieur, une plus chaude dehors entre octobre et avril.

Prends un peu de liquide — pas beaucoup. En Lettonie tout passe par carte ou presque, y compris le train, le château, Pasēdnīca et les cafés. Les deux endroits pour lesquels j'aurais une petite réserve de liquide : les stands artisanaux dans la cour du château en été, et la boulangerie au feu de bois si tu veux ramener un pain entier et que le terminal carte a une mauvaise matinée.

Si on est dimanche ou lundi, change ton café. Le Melnais gulbis, le café-seulement en face de l'église, n'ouvre que du mardi au samedi. Le Bekko (le café à observer les passants sur Rīgas iela) est le choix plus sûr si ton jour tombe hors de ce créneau.

L'heure par heure

09h15 — Marche jusqu'à Rīga Centrālā stacija

Depuis les hôtels de la Vieille Ville, la gare centrale est à dix à quinze minutes à pied vers le sud le long de la Marijas iela. Sois sur le quai à 09h25 avec un billet imprimé ou en appli. Le guichet de la gare ouvre tôt et la file avance. L'appli est plus rapide si tu as une carte SIM lettone ou un forfait data en itinérance qui marche.

09h30 — Prendre le train pour Cēsis

La ligne Rīga–Valka s'arrête à Cēsis. Les trains passent toutes les quelques heures. Le premier départ matinal réaliste pour une journée à Cēsis est vers neuf heures et demie, après le changement d'horaires d'avril 2026. Environ deux heures par sens, 4 € le billet. Assieds-toi du côté droit en direction du nord, pour le tronçon entre Sigulda et Līgatne. La ligne descend dans la vallée de la Gauja vers la première heure, et pendant dix minutes les arbres font un vrai travail sur la fenêtre. C'est le genre de vue qui vend le train à ceux qui pensaient prendre le bus.

11h00 — Arrivée à la gare de Cēsis · marche jusqu'à la Vieille Ville

La gare de Cēsis est petite et bien indiquée. Sors tout droit, suis les panneaux centrs, dix minutes vers l'est le long de la Raunas iela. La flèche de la Vieille Ville te sert de repère à partir d'environ trois minutes de marche. Le chemin passe devant le buffet Pasēdnīca, sur ta droite. Retiens où il est, parce que c'est le déjeuner.

11h15 — L'académie et la salle de style chinois

Commence à Lielā Katrīnas iela 2 — le bâtiment est l'antenne de Cēsis de l'Académie de pédagogie et de gestion de l'éducation de Riga (Rīgas Pedagoģijas un izglītības vadības akadēmijas Cēsu filiāle), plus ancienne que cet intitulé ne le laisse penser. La raison de venir ici n'est pas l'académie elle-même, mais la petite pièce de style chinois à l'étage, dans l'aile qui servait autrefois de toilettes au bâtiment. Lève les yeux depuis le côté cour. Les panneaux peints sont une lubie d'un marchand de Cēsis du XIXᵉ siècle, et la pièce passe rarement dans les guides. Dix minutes maximum — la pièce n'est pas toujours accessible, donc la moitié du temps tu tends le cou et tu regardes par une fenêtre. C'est la bonne dose d'effort pour ça.

11h30 — Chasser le cadran solaire

Quelque part dans la Vieille Ville, fixé à l'angle d'un mur de maison, se trouve le plus vieux cadran solaire de Cēsis. Je ne te dirai pas à quel angle. Si tu arpentes attentivement le plan médiéval pendant les quinze minutes qui suivent — les yeux en l'air, regarde les angles, surtout là où un mur de pierre rencontre un autre mur de pierre au-dessus de la hauteur des yeux — tu vas le trouver. Sinon, tu n'es pas le premier. Demande au Bekko plus tard. Le personnel te le dira.

11h40 — Les chaussures en bronze du mémorial de la Shoah

Devant la mairie, encastrées dans les pavés à hauteur de genou, il y a de petites chaussures en bronze. Elles marquent l'endroit où les familles juives de Cēsis ont été rassemblées en 1941 avant la déportation. Il n'y a pas de signalétique en anglais. Il en faut rarement. Reste là une minute. La fleur que quelqu'un a posée ce matin sera encore fraîche.

11h55 — Église luthérienne Saint-Jean (Sv. Jāņa baznīca)

L'église en brique gothique du XIIIᵉ siècle est le centre de la ville médiévale et le centre de son histoire religieuse. Entre — l'accès est libre, la porte est généralement ouverte entre les offices. L'intérieur est plus dépouillé que la flèche ne le suggère : murs blanchis à la chaux, autel en bois sculpté du XVIIᵉ siècle, fondations médiévales sous des dalles de verre dans le sol près du chœur. Ce qui se cherche, c'est l'empreinte de l'époque polonaise dans les chapelles latérales — Cēsis a appartenu à la République des Deux Nations entre 1561 et 1620, et le bâtiment porte cette période dans ses détails et dans les pierres tombales le long du mur sud. Vingt minutes suffisent, sauf si un office te surprend.

12h25 — Vieil Homme du Temps (Gadsimtiem ejot)

Sur Torņa iela 3, à côté de l'église, se dresse une figure en bronze, un gourdin dans une main et une lanterne dans l'autre. Les touristes l'appellent le Vieil Homme du Temps. Son vrai nom est celui de la sculpture, Gadsimtiem ejot (Au fil des siècles), réalisée par Matiass Jansons et inaugurée en juillet 2005 comme cadeau de la ville à elle-même pour les 800 ans de Cēsis. La légende derrière lui est celle d'un veilleur : un vieil homme qui marchait dans les rues du Cēsis médiéval après le couvre-feu avec son gourdin et une lanterne au verre poli, et tant qu'il marchait, la ville dormait en sécurité. Une nuit, il n'est pas revenu. L'histoire dit maintenant que si tu croises un homme avec un gourdin et une lanterne, tu dois polir le verre de sa lanterne, et sa lumière éclairera le chemin de tes bonnes pensées, de tes rêves et de tes intentions honnêtes.

Deux détails que beaucoup ratent. Le trousseau de clés à sa hanche porte les initiales du sculpteur, M.J. — Matiass Jansons, troisième génération de la famille lettone de sculpteurs Jansons, et petit-fils de Kārlis Jansons. Et le visage du veilleur est celui de Matiass lui-même. Il a passé onze mois sur le travail de terre et de plâtre, puis a envoyé la figure à Tallinn pour la fonte du bronze. Il avait la trentaine quand elle a été dressée. L'homme que tu regardes là est, en un sens, un sculpteur letton à l'âge auquel il voulait qu'on s'en souvienne, habillé en veilleur du XIVᵉ siècle, tenant une lanterne dans laquelle quelqu'un d'autre a poli ses espoirs.

12h40 — Burning Conscience — musée de l'occupation

Pils iela 12. Petit musée privé, deux salles, sur l'occupation soviétique de la Lettonie et plus précisément sur ce que Cēsis en a vécu — les déportations, la résistance locale, les arrestations de masse de 1941, ce qui en est resté. Entrée libre, sur don. Compte trente minutes. Ce n'est pas le Musée national de l'occupation de la Lettonie à Riga, et il ne cherche pas à l'être. L'enjeu, c'est l'échelle locale — une ville, une série de noms. Si tu as déjà fait le musée de l'occupation à Riga, c'est la suite à l'échelle d'une petite ville, qui ancre la grande histoire.

13h15 — Le complexe du château de Cēsis (la ruine médiévale)

Le billet coûte 8 €, la lanterne est comprise, les salles intérieures sont volontairement non éclairées. Récupère ta lanterne-bougie au guichet et traverse les pièces en la portant. C'est ça, l'expérience intérieure — pas de spots, pas de panneaux lumineux, ta propre flamme sur la pierre. L'Ordre de Livonie l'a bâti en 1214, les Chevaliers l'ont agrandi pendant trois siècles, les troupes d'Ivan IV en ont mis l'essentiel en pièces en 1577. La salle inférieure côté ouest — celle avec le puits dans le sol — est celle où les derniers habitants du château se sont enfermés quand les troupes d'Ivan le Terrible ont enfoncé les murs extérieurs. La tradition raconte qu'ils ont préféré se donner la mort plutôt que d'être pris. Le cellier est encore plus froid que le reste du donjon.

Les tours voisines portent une installation multimédia qui explique les huit siècles d'histoire du château à raison de cinq minutes par écran. Ça vaut le coup si c'est ta première ruine médiévale en Lettonie. En été (à peu près de Pâques à septembre), la cour du château accueille un programme de stands d'artisans — un facteur d'arcs au travail avec démonstrations d'arc pour les enfants, un forgeron le samedi, une ou deux tables de textile. Rien n'est mis en scène. Le facteur d'arcs est le facteur d'arcs.

14h30 — Nouveau Château (Cēsu Jaunā pils) et la montée à la tour

Le manoir du XVIIIᵉ siècle voisin de la ruine abrite désormais le musée d'histoire de Cēsis. 4 € l'entrée, souvent groupée avec le ticket du château ; demande au guichet. La raison d'entrer, c'est le deuxième étage — l'exposition sur les routes commerciales médiévales, qui explique la gouvernance balto-allemande de la ville et pourquoi les écoles en langue lettone sont arrivées si tard. La raison de monter, c'est la tour — la montée est courte, la vue sur le plan médiéval et sur le parc du château est le meilleur repérage gratuit de la journée. Quarante-cinq minutes pour le musée, quinze pour la tour.

15h30 — Parc du château et église orthodoxe

Passe la porte du parc du château à l'ouest du Nouveau Château. Le parc monte doucement le long de l'ancienne crête de hillfort — Riekstu kalns au sommet était l'enceinte fortifiée latgallienne d'origine, bien avant l'arrivée des Allemands, et les terrassements partiellement conservés sont encore visibles. À mi-chemin sur la droite se trouve l'église orthodoxe de la Transfiguration de Cēsis. Tu n'entreras pas dedans en général ; les horaires sont réservés aux offices. Ce qui compte, c'est l'extérieur : un dôme bleu sur une petite église sur une colline verte, devant la brique rouge du Nouveau Château au premier plan. La photo prise depuis le chemin sous le dôme, c'est celle sur laquelle tu reviendras.

16h15 — Déjeuner tardif à Pasēdnīca

Raunas iela 15, à deux minutes de la place centrale. Buffet letton — longe le comptoir, prends ce qui te tente, pèse ton assiette, paie au poids. Environ 6 € l'assiette, 10 € avec une boisson. Les vrais pelēkie zirņi (pois gris au lard et oignons) sur la ligne, c'est le plat à essayer si tu n'en as pas encore mangé en Vidzeme ; la version de Cēsis est plus consistante que celle des restaurants de Riga, comme elle doit l'être. La cuisine tourne jusqu'au début de soirée, et c'est la raison pour laquelle ce billet place le déjeuner après le château — le coup de barre d'après-château a besoin d'être assis et d'une vraie assiette, pas d'un sandwich à midi.

17h30 — Café chez Bekko (ou plus tôt chez Melnais gulbis)

Deux façons de faire le café de l'après-midi, selon le jour où tu es venu et la manière dont s'est passée la matinée.

Bekko, Rīgas iela 19, est le choix plus sûr l'après-midi. Mets-toi dehors si le temps le permet. Un café, une part de pizza, une demi-heure à regarder la Vieille Ville basculer doucement de l'après-midi au soir. Les horaires vont plus tard que ceux des cafés du petit-déjeuner. Tu auras la table que tu veux.

Melnais gulbis (le Cygne Noir), Rīgas iela 20-14, est le spécialiste café-seulement juste en face de l'église — à côté du bâtiment occupé par Studio Pizza, celui qui penche visiblement comme une petite réponse de Cēsis à Pise. Le patron est l'une des deux personnes en Lettonie à qui je fais confiance sur une question de single-origin. Inconvénient : l'adresse ouvre du mardi au vendredi de 9h à 15h et le samedi à partir de 10h, donc elle marche comme café de fin de matinée avant Saint-Jean, ou comme pause de samedi après-midi, mais pas à 17h30 un vendredi. Anticipe.

18h15 — Marche retour jusqu'à la gare de Cēsis

Le même chemin de dix minutes à l'envers, vers l'ouest le long de la Raunas iela. Le train de retour part du même quai. Les horaires sont sur l'affichage numérique dans la gare. Si tu rentres avec une miche de seigle de Cēsu Maize, garde-la dans le bon sens dans ton sac — sinon la croûte du levain fend du mauvais côté.

18h30 — Train retour vers Riga

Le train Cēsis–Riga de fin de journée part vers dix-huit heures trente la plupart du temps. C'est la dernière option raisonnable pour être de retour à Riga à temps pour un vrai dîner, et celle que je prendrais avant les trains plus tardifs qui arrivent vers vingt-deux heures trente. Deux heures de retour, 4 € le billet. Tu seras sur le quai de Rīga Centrālā stacija vers vingt heures trente.

Si tu n'as qu'une demi-journée

Tu peux compresser cette journée à six heures aller, six heures retour, à condition de couper net. Saute Burning Conscience, saute le deuxième étage du musée du Nouveau Château, donne quatre-vingt-dix minutes au château médiéval au lieu de deux heures et demie, passe sur la montée du parc du château, et fais un déjeuner plus rapide à Pasēdnīca en repartant vers la gare. Tu perds la couche polonaise de Saint-Jean, l'ancrage soviétique de Burning Conscience et la longue flamme dans les salles intérieures ; tu gardes le château comme événement, la marche à la lanterne, la place centrale et le déjeuner. C'est la version que je ferais si Riga est une escale.

Si tu veux ajouter Sigulda

Tu peux, dans la même journée, mais seulement si tu es efficace. La lecture honnête de la combinaison des deux dans une journée de dix heures se trouve dans notre analyse pour savoir s'il faut tenter Sigulda et Cēsis le même jour, et la réponse courte est : oui en voiture ou en van guidé, non en train. Les horaires du train forcent un choix entre un Cēsis approfondi ou un Sigulda approfondi — on ne peut pas faire les deux dans l'intervalle entre le train du matin et celui du soir.

Si tu veux les deux dans la même journée, la version avec la conduite et la narration de la politique médiévale, c'est notre excursion Sigulda, Cēsis & la vallée de la Gauja. 94 € par adulte, toute l'année, six personnes maximum, prise en charge à ton hôtel à Riga et retour. Cēsis tient le long bloc unique de la journée. Le château de Turaida et le téléphérique de Sigulda remplissent la matinée.

Ce que coûte cette journée

La version en autonomie, tout compris, tombe autour de 65 € par personne.

Train (aller-retour) : 8 €. Billet du château (lanterne incluse) : 8 €. Nouveau Château : 4 €. Burning Conscience : sur don, compte quelques euros. Tour de Saint-Jean (si tu montes) : 2 €. Déjeuner à Pasēdnīca : 10 € avec une boisson. Café chez Bekko ou Melnais gulbis : 4 €. Quelques euros pour un stand d'artisan dans la cour du château ou un pain de Cēsu Maize sur le retour : 5–10 €. Ajoute une petite marge pour une entrée que je n'ai pas listée, et tu tombes à 65 €.

L'excursion guidée est à 94 €. La différence de 29 € te paie : la conduite (plus de contraintes d'horaires de train), Sigulda ajouté en demi-journée, la couche linguistique du musée du Nouveau Château remplie, le contexte politique médiéval rempli entre les sites, le déjeuner coordonné avec une cuisine qui sera ouverte quand tu arrives, et un petit groupe de six personnes maximum. Ça vaut le coup si ton temps en Lettonie est court ou si tu voyages avec quelqu'un qui préférerait ne pas négocier le train de retour à huit heures et demie du soir.

Questions fréquentes sur une journée à Cēsis

À quelle heure quitter Riga pour Cēsis ?

Le premier train du matin réaliste, sous les horaires d'avril 2026, part de Rīga Centrālā stacija vers neuf heures et demie. Des trains plus tôt existent en saison, mais ils ne sont pas fiables pour un plan de journée — vérifie sur Vivi (la marque actuelle de l'opérateur ; l'ancienne appli Pasažieru vilciens fonctionne encore pour l'instant) pour ta date précise. Quitte l'hôtel de la Vieille Ville vers 09h15 pour avoir le temps de la marche jusqu'à la gare et de la file au guichet.

Peut-on faire ce voyage sans voiture ?

Oui — ce billet en entier est la version sans voiture. Le train dans chaque sens, et tes pieds à Cēsis. Tout sauf les détours à Cīrulīši et Āraiši (les deux couverts dans notre guide des attractions, les deux techniquement accessibles à pied ou avec un petit détour) est faisable à pied depuis la Vieille Ville de Cēsis. Les arrêts qui demandent une voiture ne sont là que si tu veux prolonger l'excursion en séjour.

À quelle heure passe le dernier train de retour vers Riga ?

Le sens du soir voit des trains jusque tard dans la soirée, mais le dernier raisonnable pour rentrer à un hôtel de Riga à une heure correcte part de Cēsis vers dix-huit heures trente. Il existe des options plus tardives — dont une qui arrive à Riga vers vingt-deux heures trente — mais elles raccourcissent le dîner. Le train de 18h30 arrive à Rīga Centrālā stacija vers vingt heures trente, ce qui te laisse à temps pour un vrai dîner dans un restaurant de Riga si tu préfères manger là plutôt qu'au buffet Pasēdnīca.

Le château vaut-il son ticket d'entrée ?

Oui. Huit euros, c'est le bon prix pour deux heures et demie de ruine médiévale, une lanterne-bougie que tu portes dans des salles non éclairées, et la multimédia dans la tour. Je n'ai encore jamais envoyé une invitée qui soit revenue en disant que ça ne valait pas le coup. Si tu as visité un château français ou allemand fortement éclairé et que tu crains que ce soit la même expérience, ce n'est pas le cas — les salles intérieures ici prennent le parti inverse.

Combien marche-t-on dans cet itinéraire ?

Environ quatre à six kilomètres sur des pavés au long de la journée, par courtes étapes avec des pauses assises entre. La plus longue marche d'un seul tenant, c'est les dix minutes depuis la gare, deux fois. L'intérieur du château ajoute encore un demi-kilomètre dans les tours et les salles. Rien n'est raide sauf la montée à l'église orthodoxe dans le parc du château, et elle est douce.

Peut-on ajouter Sigulda à une journée à Cēsis ?

En train, non. Les deux arrêts sont sur la même ligne Rīga–Valka, mais les horaires ne donnent pas assez d'heures pour faire les deux correctement — il faudrait couper le château à quarante-cinq minutes et courir toute la journée. En voiture ou en excursion guidée, oui — voir notre analyse de la journée combinée et notre excursion Sigulda, Cēsis & vallée de la Gauja.

Le train est-il confortable pour deux heures de trajet ?

Les rames Vivi sur la ligne Rīga–Valka sont du matériel Skoda d'après 2010 — sièges confortables, climatisation qui marche l'été, chauffage qui marche l'hiver. Prends un livre ou fais confiance à la fenêtre. Le tronçon Sigulda–Līgatne vers la première heure justifie le trajet à lui seul ; le reste, ce sont des champs ouverts et la petite gare de campagne de temps en temps. Si tu es sensible au mal des transports, le rail est lisse — rien à voir avec un car letton de campagne.

Les restaurants de Cēsis acceptent-ils la carte ?

Oui, presque tous. Pasēdnīca, Bekko, Melnais gulbis, le guichet du château, la boulangerie — tout en carte. Garde une petite réserve de liquide pour les stands d'artisans dans la cour du château en été ; certains des plus petits vendeurs ne prennent que des espèces.

Et s'il pleut ?

L'intérieur du château est le bon endroit quand il pleut fort — les salles ne bougent pas avec le temps, et la marche à la lanterne se lit sans doute mieux quand la pluie tombe dans la cour dehors. Le musée du Nouveau Château est entièrement à l'intérieur. Burning Conscience, c'est deux salles à l'intérieur. Le buffet de Pasēdnīca est sous toit. Saint-Jean est ouverte. Les seuls arrêts qui souffrent sous la pluie sont les chaussures du mémorial de la Shoah (toujours une pause à marquer) et la marche dans le parc du château (à annuler sans regret — la photo du dôme orthodoxe ne marche pas par temps gris).

Une dernière chose

La journée à Cēsis à laquelle je repense le plus, c'est un mercredi de mars avec une invitée venue de Toronto exprès parce que son arrière-grand-mère était née dans un village de Vidzeme qu'on ne trouvait plus sur la carte. On a fait le château le matin, l'église l'après-midi, le déjeuner à Pasēdnīca entre les deux. Elle est restée longtemps devant les chaussures du mémorial de la Shoah — assez longtemps pour que je recule et que je lui laisse la place. En partant, elle avait poli le verre de la lanterne du Vieil Homme avec sa manche et elle est restée là encore une minute. On a eu le train de 18h30. Elle m'a envoyé une carte postale de Toronto en novembre.

La liste plus haut, c'est la version que j'écrirais à une amie la veille au soir. Ne te règle pas sur mes horaires. Règle-toi sur ta lumière. Surveille les angles pour le cadran solaire.

Quand tu seras prêt à réserver la version avec la conduite, la politique médiévale, Sigulda ajouté dans la même journée et le déjeuner coordonné avec la cuisine, notre excursion Sigulda, Cēsis & la vallée de la Gauja est à 94 € par adulte, toute l'année, six personnes maximum, prise en charge à ton hôtel à Riga.

[Carte à ajouter] Carte OpenStreetMap de Cēsis avec 17 épingles numérotées qui suivent l'heure-par-heure ci-dessus, plus le trait de marche de la gare jusqu'à la Vieille Ville.
Les dix-sept arrêts sur une seule carte, dans l'ordre de marche. Gare à l'ouest, château au centre, Pasēdnīca sur la Raunas iela, église orthodoxe en haut du parc du château.